Partie 1

 

21 janv., descente sans encombre jusqu'à Avignon où nous faisons notre première étape au bord du Rhône avec en toile de fond: le Pont... et le mont Ventoux enneigé sous un ciel radieux.

 

22 janv., entrée en Espagne où nous passons un excellente soirée chez des amis. Une puissante Tramontane balaie la Catalogne avec des pointes à plus de 100 km/h. De ce fait, il devient stressant et dangereux de conduire sur autoroute. Aussi nous décidons de nous mettre à l'abri en attendant l'accalmie prévue pour vendredi 25.

 

Première remarque sur ce nouveau véhicule: quel plaisir de pouvoir se calfeutrer. Même Jack ne demande pas son reste. Il faut dire que les bourrasques sont si puissantes qu'on a l'impression d'être en pleine mer.

 

Non, ce n'est pas au Maroc, mais bien sur les routes espagnoles.

Aïe, aïe, aïe!!!

 

En Andalousie, dans la région d'Alméria, nous traversons des centaines de km recouverts de plastique, sous lequel poussent les fruits et légumes de l'Europe.

Minuscule échantillon

 

Mardi 29 janvier: embarquement sur un ferry de Algésiras à Ceura (enclave espagnole sur terre marocaine). Ceuta est une zone hors taxe, quelques emplettes s'imposent.

Puis c'est la frontière marocaine avec sa foule de badauds et de rabatteurs. Néanmoins mission accomplie en moins d'une demi-heure.

Première impression, le visage du Maroc a bien changé depuis notre dernière visite qui remonte à une douzaine d'années. Entre Ceuta et Martil, près de Tétouan, nous empruntons une route flambant neuve à quatre pistes bordée de reverbères sur une trentaine de km (cadeau du Roi du Maroc).

 

Martil est une station balnéaire récente bordée d'une gigantesque plage de sable sur la Méditerranée, évidemment déserte à cette saison. On y prend quelques jours de récupération (traversée de l'Espagne oblige).

 

Jeudi 31 janvier, on attaque le massif du Rif, haut lieu de la culture du cannabis au Maroc, par une route très sinueuse et étroite qui nous mène à Chefchaouen. Nous stationnons au camping situé sur les hauts de la petite ville et là on a l'impression de débarquer dans un film de Mad Max... Les occupants du lieu sont en majorité de jeunes français en couple avec force piercings, tatouages et coupes de cheveux tribales accompagnés de chiens aussi nombreux que grands et se déplaçant avec d'énormes vieux camions. Une fois la surprise passée, on cohabite parfaitement bien. Ils sont sympas. La médina de Chefchaouen nous a enchanté. Il faut dire que c'est une des plus belles du Maroc et l'on s'y ballade en toute tranquillité, peut-être parce que peu de touristes passent par là.

 

De Chefchaouen, toujours dans le Rif mais sous la pluie, nous prenons la route du Sud pour Ouazzane puis Moulay-Idriss. En visitant cette ville sainte, nous avons l'occasion de découvrir le four public. Le matin, les habitants y apportent leur propre pain pour le faire cuire et l'après-midi, les pâtisseries (car le four est moins chaud).

 

Nous nous rendons également sur le fameux site romain de Volubilis, tout proche. Déception, car les fameuses mosaïques se trouvent dans un état d'abandon et l'ensemble du site n'est pas entretenu.

 

Lundi 4 février, nous traversons Meknes sans nous y arrêter (car déjà vu plusieurs fois) pour rejoindre la côte atlantique près de Casablanca.

 

Plus nous progressons, plus nous remarquons un nombre considérable de camping-caristes français venus passer l'hiver au soleil.