Ouzbékistan

Voilà, on y est depuis trois jours!!! Le pays aux coupoles turquoises qui nous a tant fait rêver. Nous ne sommes pas déçus, Boukhara est une ville merveilleuse dégageant une atmosphère si particulière que l'on s'y sent vraiment bien.

Il y fait très chaud (38 à 40° en fin d'après-midi). Heureusement nous logeons dans un superbe petit hôtel, très typique avec cour intérieure et notre chambre est climatisée ce qui fait le bonheur de Jack... il adore cette chambre.

Nous restons donc plusieurs jours à Boukhara où nous séjournons dans un magnifique petit B&B, bien situé pour partir à la découverte des trésors historiques de cette magnifique ville. Pour la première fois nous changeons des € contre des Sum et sommes scotchés de découvrir que 170 € égal à environ 10 à 15 cm de billets de 1000 Sum qui est la plus grande coupure existante. Pour payer notre premier vrais repas dans ce pays, Marie-Paule a du compter 60 billet de 1000... il faut presque plus de temps pour payer que pour manger. Sinon, nous avons pu également boire une verre de vin rouge (nous en avions presque oublié le goût) d'excellente facture, sachant que l'Ouzbékistan est l'un des plus anciens producteurs de vin (antérieur aux Romains).

Avant de faire escale à Samarcande, ville mythique s'il en est, nous roulons en direction du lac Aidarkul situé au nord du pays près de la frontière kazak. Nous bivouaquerons plusieurs fois, perdus au milieu des steppes d'Asie Central: grosse émotion, pour finalement arriver par des pistes poussiéreuses sur les rives de ce lac. Et là, nous profitons de ce que la nature offre de plus merveilleux tant au niveau du paysage que de la faune. Nous y observons notamment plusieurs aigles. Nous avons même acheté du poisson fraîchement pêché à deux lascars qui rentraient chez eux au moyen d'une très, très vieille moto avec sidecar de type soviétique, on croyait rêver.

Lors de cette virée, nous avons beaucoup appris sur la navigation. Ce qui est indiqué comme une route sur la carte, est en réalité une piste sur le terrain qu'il ne faut pas nécessairement suivre aveuglément, mieux valant se diriger à la boussole quitte à traverser des parties de terrain vierges.

Samarcande, la citée légendaire qui évoque mieux que toute autre ville la route de la Soie. Ce devait être un point fort de ce voyage et nous ne sommes nullement déçus. Magnifique ville au dessus de laquelle se découpent coupoles turquoises et minarets. Les monuments de Tamerlan, son bazar bigarré contribuent à diffuser une ambiance « mille et une nuits ». Bref, nous adorons.

De Samarcande nous nous rendons à Tachkent pour déposer nos demandes de visa auprès du consulat du Kasakhstan, ce que nous faisons un jeudi et le vendredi déjà nous allons rechercher nos passeports contenant les précieux sésames. Tachkent est une grande ville (2,2 mio hab.), très moderne dont le patrimoine historique est nettement inférieur à celui de Samarcande, Boukhara ou Khiva. Nous descendons dans un petit hôtel situé dans un coquet et verdoyant ancien quartier russe. A quelques minutes nous découvrons un véritable pub anglais qui devient rapidement notre cantine. Après quelques jours durant lesquels nous alternons farniente et shopping, nous relançons la machine pour nous rendre dans les montagnes près de la frontière Kazakh où nous bivouaquerons avec pour tout contact, des bergers et leurs troupeaux.