Turkménistan

Avec notre visa de transit de 3 jours nous n'avons pas pu visiter ce pays en détail. Néanmoins un certains nombre de remarques s'imposent. Tout d'abord il faut savoir que ce pays est dirigé par une dictature pure et dure, un égocentrique mégalo remplacé en 2007 par un autre égocentrique mégalo dont l'une des plus grandes réformes ayant été de supprimer l'interdiction d'écouter de la musique en voiture... Tous les lieux publiques ainsi que les chambres d'hôtel sont truffés de micros. La capitale, Ashqabad est digne d'un film d'anticipation: larges avenues 3 pistes minimum, immeubles futuristes en marbre blanc, pour la plupart non habités et police à tous les carrefours. Point positif, nous y avons trouvé un British Pub avec... de la bière en pagaille. Après presque un mois d'abstinence, quel bien cela nous a fait!

Sortis de la capitale, nous avons découvert un réseau routier dans un état de délabrement jamais vu à ce jour (le dictateur local se fou complétement du reste du pays...) et nous avons dû le subir durant environ 400 bornes. Pour passer notre deuxième nuit, nous avons tout de même trouvé un endroit de rêve pour bivouaquer: en plein milieu du plus grand site archéologique d'Asie Centrale, au bord d'un point d'eau à chameaux. A noter encore que juste après le passage de la frontière turkmène, nous nous sommes arrêter dans un paysage époustouflant de beauté pour « aérer » Jack qui s'est retrouvé face à ce que nous pensons être un cobra!!! Les deux animaux se fixaient, le chien en position d'arrêt, le serpent dressé et sifflant. Fort heureusement, tout s'est bien terminé.

A propos de frontière, l'entrée au Turkménistan fût long (environ deux heures), contraignant (aller de bureau en bureau et se retrouver face à des espèces de flics mode Stalinienne qui n'arrêtent pas de gueuler) et couteux: hormis les visas de transit de 3 jours que nous avions payés 110 US$ (pour les deux) en Iran, il faut ajouter une taxe d'entrée, une assurance RC, une taxe pour compenser l'essence bon marché (1 litre de diesel à la pompe = 0.25 CHF), une taxe pour le chien et j'en passe, le tout pour environ 200 US$. C'est un peux du vol d'autant que pour traverser le fleuve Amou Daria nous avons franchi un pont (tôle posée simplement sur des barges) avec péage s'élevant à... 22 US$ et j'ai vu un chauffeur de camion turque payer exactement la même somme. Inutile de dire que ce pays n'est pas sur la liste de nos prochaines destinations de vacances.